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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 13:07

Je viens vous parler d'un site que j'aime beaucoup. Il s'agit du site 1001 choses à ne pas dire aux infertiles amandine-et-ludo.jpg

L'auteure, Amandine Forgali, est passée par la PMA pour avoir ses deux enfants. Elle a également écrit deux livres : un GPS pour la cigogne (tome 1 et tome 2).

Ce site met en avant toutes les phrases que l'on entend ou pourrait entendre durant notre parcours PMA. Que ce soit les traitements, les IAC, les FIV, le couple, l'adoption, les mères porteuses, l'infertilité non comprise... tout y passe et avec énormément d'humour. Je partage souvent ses articles sur les réseaux sociaux car cette fille écrit merveilleusement bien et vise toujours juste.

Que vous soyez infertiles ou que vous ayez un couple infertile dans votre entourage, n'hésitez pas à aller faire un tour sur ce blog magnifiquement bien écrit et très bien illustré par Ludovic Malgras. Parfois, les dessins sont aussi voire plus drôles que les articles.

Tout cela permet de prendre un peu de recul sur notre parcours du combattant et d'en rire un peu. Parfois, cela fait vraiment du bien.

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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 12:45

J-aime-pas-attendre.jpgDans ce parcours du combattant, s'il y a bien une chose que l'on apprend, c'est la patience. On ne fait que ça attendre.

On attend nos règles, on attend les rdv de contrôle, on attend les IAC ou les FIV, on attend le test de grossesse, on attend le cycle prochain ...

 

On attend car on n'a pas le choix. On ne peut rien faire à part attendre.

Sauf que là, j'en ai marre. Alors je sais que le dire ne changera rien, je sais que j'en ai déjà parlé, je sais que je ne peux rien faire mais je n'en peux plus.

 

J'en ai assez d'attendre. Attendre le premier jour du traitement, attendre le coup de téléphone à midi pour savoir si on continue ou pas, attendre le jour de la ponction, attendre pour savoir si on a des embryons, attendre le jour du transfert, attendre pour savoir si c'est positif ou négatif. En ce moment, je suis une grande impatiente. Dans ma tête, je me persuade que ça va fonctionner et j'y crois à fond (je sais que si c'est négatif ou si on a le moindre problème durant le traitement, je vais chuter de trèèèès haut). Je veux avoir mon bébé, je le veux vite, je le veux maintenant.

 

Hier, nous avons reçu un couple d'amis et leur bébé de 6 mois. C'est le seul bébé vers lequel j'arrive à aller et que je prends avec grand plaisir dans mes bras. Les autres, j'ai tendance à les fuir ou alors je ne les touche pas. J'étais bien quand j'avais leur bébé près de moi. Je ne ressentais ni haine, ni jalousie, juste de la joie et du bonheur d'être avec eux. J'aurais pu garder ce bébé pendant de nombreuses heures dans mes bras. Quand ils sont partis, j'ai dit à mon mari que ça donnait envie de se battre encore plus pour avoir le nôtre.

 

En fait, ce n'est pas vraiment le fait d'attendre qui me dérange le plus. C'est le fait que cette attente est accompagnée d'un grand point d'interrogation. Est-ce que je vais bien réagir au traitement ? Est-ce que les résultats de l'écho et prise de sang seront bons ? Est-ce qu'on arrivera à avoir assez d'ovocytes ? Est-ce qu'ils seront de bonne qualité ? Est-ce qu'on aura des embryons ? Est-ce que le transfert va fonctionner et que je vais tomber enceinte? Est-ce que ma grossesse aboutira? Est-ce que je vais finir par réussir à devenir mère ?

 

Tant de questions et zéro réponse. Les réponses, on les a lors des rdv ou, pire, lors des appels du labo (au téléphone, c'est une horreur). Il faut donc attendre pour avoir ces réponses tant attendues.

 

Si tout le traitement fonctionne et qu'on arrive à aller jusqu'au transfert, dans environ un mois et demi nous connaitrons la "conclusion" de notre première FIV. 6 semaines, ce n'est pas grand chose mais ça me paraît une éternité. Une éternité pour pouvoir, peut-être, devenir mère.

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 19:11

Récemment, j'ai découvert ce titre de Charlotte Marin. Elle met en chanson tout ce que l'on vit. Elle parle de FIV mais ça convient aussi aux inséminations. Dans sa chanson, tout est dit avec tellement de justesse et d'émotion. J'en ai les larmes aux yeux à chaque fois que je l'écoute. Je joins les paroles en dessous.

 

 

J’ai usé cinq obstétriciens
J’ai fait 300 bilans sanguins
J’ai traité mes trompes de « falloppe »
Arrêté l’alcool et la clope

J’en peux plus des piqûres dans l’bide
Et supporter ces phrases stupides :
« N’y pense plus ça viendra tout seul »
Est-ce tu peux fermer ta gueule ?!

J’ai un utérus à la Starck
Ses spermato’ sont des énarques
C’est quoi l’problème, on comprend pas
Et l’horloge tourne pendant c’temps-là

FIV en trois mots
Fécondation in vitro

FIV’HEURE
Entre l’espoir et l’angoisse
FIV’HEURE
In vitro veritas

Autour de moi, j’vois mes copines
Qui accouchent toutes comme des lapines
Je collectionne sur mon frigo
Photos et faire-part rigolos

Elles n’imaginent pas le courage
Qu’i’m’faut pour monter les étages
D’une énième maternité
En riant pour ne pas pleurer

Et l’énergie que je dépense
Pour choisir les cadeaux d’naissance
Une heure à palper les doudous
En fantasmant qu’ils soient pour nous

Show must go on
Stimulation aux hormones



FIV’HEURE
Entre l’espoir et l’angoisse
FIV’HEURE
In vitro veritas

Les couloirs glacés d’hôpital
Ponctions, anesthésies locales
Les deux pieds sur les étriers
Le verdict tombe comme un couperet

Il faut vraiment un amour fleuve
Pour traverser toutes ces épreuves
On fuit les gens qu’ont des enfants
On arrive plus à faire semblant

J’deviens amère
Je voudrais juste être mère

FIV’HEURE
Entre l’espoir et l’angoisse
FIV’HEURE
In vitro veritas

J’lui tends le test, les larmes aux yeux
La p’tite languette est enfin bleue
C’est fini les opérations
On vient d’réussir l’addition
La plus belle qui soit
1 + 1 égale 3

 
 

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 18:48

La PMA est un parcours difficile et ponctué de nombreux deuils. Certaines personnes, hors PMA, diront peut-être que le mot est fort mais non, loin de là.

Déjà, avant la PMA, il y a des "minis deuils" qui sont les échecs à répétition. Ceux-ci sont déjà difficile à vivre avant la PMA et deviennent de plus en plus difficile avec les mois voire les années qui passent. Tous les couples en essai sont confrontés à ces deuils là (sauf si ça a marché du premier coup). deuil-perinatal.jpg

Ensuite, il y a un deuil important à faire : le deuil dit du bébé couette. C'est à dire de l'enfant conçu sans aide médicale, le bébé que l'on fait sous la couette. Pour moi, c'était il y a un an. J'ai eu énormément de mal à accepter cette idée. Il m'a fallu quelques semaines. J'ai d'ailleurs juste voulu faire quelques stimulations simples avant de tenter les inséminations car je n'avais pas encore fait mon deuil de mon bébé couette.

Une fois en PMA, il faut accepter d'avoir un bébé hôpital. Ce bébé est à moitié conçu à l'hôpital par l'insémination. La fécondation se fait toujours dans l'utérus de Madame donc ça ne change pas grand chose par rapport au bébé couette. Malheureusement, parfois ce petit coup de pouce ne suffit pas.

On passe alors à la vitesse supérieure : le bébé éprouvette. J'ai été confronté au deuil du bébé hôpital et à l'acceptation du bébé éprouvette il y a quelques mois. En août dernier, je n'étais pas du tout prête, il me fallait du temps pour accepter tout ça. Depuis un peu plus d'un mois, je suis prête. J'ai fait mon deuil. C'est difficile de se dire que mon bébé sera conçu dans une éprouvette, dans un laboratoire. Cela dénature et médicalise complètement l'acte sexuel, l'acte d'amour d'où découle un enfant. C'est très dur à accepter mais, quelque part, si on veut notre bébé, on n'a pas vraiment le choix.

Si par malheur ça ne fonctionne pas, il y a un deuil plus important à faire : celui de l'enfant biologique. Celui là, même si c'est dans un coin de ma tête, je ne suis pas encore prête à le faire. Accepter d'avoir un enfant sans son patrimoine génétique, un enfant à nous sans être vraiment à nous, un enfant adopté. Nous n'y sommes pas encore mais ça sera un deuil qui demandera du temps (si on doit y arriver, j'espère que non).

Celui que je veux n'avoir jamais à vivre c'est le deuil de l'enfant. Se dire que l'on ne sera jamais parents. Bien sûr, lors de nos nombreux échecs, l'idée m'a traversé l'esprit. Le moral est tellement bas, on voit tellement tout en noir que l'on se dit que notre tour n'arrivera jamais. Quelques jours après, ça va mieux en général et on avance.

Ces deuils sont difficiles pour le couple et ne sont pas toujours bien compris par l'entourage. En effet, personne n'est mort, personne n'est né donc il n'y a pas de raison de faire un deuil. Finalement, on fait le deuil d'une absence, de l'idée d'un enfant. Pour beaucoup de gens, cela peut paraître difficile à concevoir mais on fait vraiment un deuil. Un deuil en silence, sans pleurer (quoique parfois ça fait du bien), sans rien montrer aux autres, en souriant mais à l'intérieur on meurt un peu à chaque fois, à chaque échec. On se croit renforcé et au moindre test négatif, on s'écroule en larmes pendant plusieurs heures ou plusieurs jours.

 

Un deuil que les gens comprennent et que j'ai malheureusement vécu c'est celui qui suit une fausse-couche. Ce deuil est terrible. Il est bien évidemment bien moins terrible que la perte d'un enfant né (j'espère n'avoir jamais à vivre ça) mais il est quand même difficile. Même si l'enfant que l'on a perdu est encore fort abstrait pour nous, on a quand même perdu quelque chose, on doit expulser de notre corps le sac embryonnaire, on doit vider notre utérus de quelque chose que notre corps à rejeter. On doit expulser un bébé dont notre corps ne veut pas. C'est terrible. Je sais que mon deuil n'est pas fini. Sera-t-il fini un jour ? Je ne sais pas. Peut-être quand je serai enceinte mais je n'en suis même pas sûre. Cette grossesse tant attendue qui se stoppe du jour au lendemain, c'est juste un cauchemar. On se dit que l'on repart dans l'enfer de la PMA avec de nouveau cette question lancinante "quand ?". Quand aurons-nous le droit à ce bonheur ? Quand est-ce que je n'aurai plus mal à l'intérieur de moi ? Quand est-ce que j'arrêterai de pleurer un bébé qui n'est même pas encore conçu ? Malheureusement, on doit vivre avec tout ça et on ne sort pas indemne du parcours PMA.

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7 décembre 2013 6 07 /12 /décembre /2013 20:02

Le choix d'un gynéco est toujours délicat. J'ai eu des femmes et des hommes. Je suis beaucoup plus à l'aise avec des femmes. Quand je suis arrivée en Belgique, il a fallu que je choisisse un gynécologue. J'ai donc appelé l'hôpital où je voulais accoucher (j'y pensais déjà même si j'étais sous pilule, je me disais que c'était mieux de tout faire au même endroit) et je leur ai demandé un rdv avec une femme. Ma gynéco venait d'être diplômée et il lui fallait une clientèle, on m'a donc dirigée vers elle. Je ne regrette pas du tout. Quand j'étais en France, j'étais suivi à l'hôpital par un homme très gentil mais il me mettait mal à l'aise. J'étais suivi au planning familial par une sage-femme adorable.

 

Gyneco.jpgDans ce parcours de la PMA, des médecins on en voit. Il est important de se sentir en confiance et à l'aise. Je ne compte plus combien de fois j'ai dû me déshabiller pour une écho vaginale ou une insémination. Autant dire que la dignité on la met au placard ! C'est quand même très intime comme consultation.

 

Le gynécologue doit être quelqu'un à l'écoute, qui prend le temps de répondre à nos questions, qui nous rassure, qui nous guide ... Car, finalement, au fur et à mesure du parcours, notre gynécologue devient notre confident, celui à qui on dit tout, à qui on pose toutes nos questions. Je l'ai déjà dit plusieurs fois sur ce blog, j'ai trouvé la perle rare. Ma gynéco est géniale. Elle sait trouver les mots, elle est très douce aussi bien dans ses gestes lors des échos que quand elle nous parle. Lors de notre rdv hier, elle a téléphoné elle-même pour avoir tous les rdv le plus vite possible. C'était adorable de sa part car elle n'était pas obligée de le faire. A chaque fois que je la vois, en sortant, elle me remotive en me disant "croisons les doigts", "faut y croire" ou juste un "bon courage". Je dois dire que ça fait un bien fou. Après mon curetage, elle est venu s'assoir à côté de moi pour savoir comment ça allait comme l'aurait fait une amie. Quand je l'ai revu un mois après, elle m'a demandé comment ça allait, elle m'a remonté le moral. Une perle.

 

Son collègue est beaucoup moins humain. Il fait les échos sans rien dire donc on ne sait pas si ça va ou pas. Il ne répond pas à mes questions. Sa seule réponse a été "ma secrétaire vous rappellera et vous expliquera tantôt" sauf que moi je voulais une réponse maintenant ! Quand je partais, il ne se levait même pas de sa chaise, je devais comprendre par moi-même que la consultation était terminée et je sortais seule. C'est pour cette raison que l'on a décidé de ne plus faire les suivis échographiques là-bas. J'y retournerai quand je serai enceinte pour être suivi par ma gynéco.

 

La gynéco FIV est aussi très douce. Elle explique tout ce qu'elle fait et ça rassure énormément. Avant les IAC, elle nous convoquait tous les deux dans son cabinet pour nous expliquer les résultats du labo. On était un peu moins dans l'inconnu. Elle est aussi très ouverte à nos questions, à nos doutes et prend le temps de nous répondre.

Je ne sais pas si le fait que ce soit des femmes joue mais en tout cas, je me sens bien avec elles deux. J'espère que l'équipe FIV à Bruxelles sera chouette aussi. J'espère devoir y aller qu'une seule fois :)

 

Comme nous a dit ma gynéco "c'est important d'être avec médecin avec qui le courant passe bien, avec qui on se sent à l'aise, et ça l'est encore plus dans ce moment qu'est la FIV".  Quand on lui a dit que l'on ne voulait plus être suivi par son collègue, elle a très bien réagi et nous a dit qu'il n'y avait aucun souci pour que l'on fasse le suivi ailleurs. Je pense que si le courant ne passe pas, il ne faut pas hésiter à changer de gynéco, qu'on soit en PMA ou non. Elle a terminé en disant avec un grand sourire "de toute façon, quand il y aura une grossesse, vous reviendrez vers moi pour le suivi." Pour ça, elle peut en être sûre, je ne risque pas de la lâcher ma Super Gynéco :)

 

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 18:10

24h après avoir eu le livre dans les mains, il était terminé.Il est très bien écrit et avec beaucoup d'humour. Les illustrations sont nombreuses, très réussies et aussi très drôles. Ce livre se lit vite et facilement. Pour les couples GSUDCI.jpginfertiles, on se retrouve dedans sans aucun doute. Il permet de rire de ce combat quotidien long et douloureux. Il met un peu de baume au coeur. Pour l'entourage d'un couple infertile, ça permet de comprendre un peu mieux ce quotidien. Je le conseille vraiment à tous. 

Le livre est divisé en 3 parties : Par ici la tambouille (le début, le diagnostique et les options qui s'offrent à nous), la vie en AMP (ça va de l'injustice, à l'impatience, à nous face aux fertiles ...), la vie après l'AMP.

 

Voici le lien du blog de l'auteure du livre.

 

Je vous deux petits extraits du livre qui me correspondent vraiment bien. Le premier parle du fameux grand huit des émotions que nous vivons constamment. Le second parle de la relation que l'on entretient avec les femmes enceintes. Ce sont deux choses que j'ai déjà évoquées sur ce blog mais là, c'est tellement bien écrit que je suis obligée de vous les faire partager.

 

Extrait 1:

Un jour, la vie est belle, il suffit juste d’être patient, mais vous serez parents un jour, tiens d’ailleurs, vous allez commencer les travaux dans le future chambre du bébé, comme ça vous serez prêts quand Madame sera enceinte.[…] « Tiens, Mimine, fais-toi belle, ce soir, on fait péter le restaurant parce que bientôt, les sorties à l’improviste, ça ne sera plus possible. »

Le lendemain, vous êtes au fond du trou. Vous errez, hagard(e), dans l’appartement, en pyjama, les cheveux sales, mal rasé (ça marche aussi bien pour Monsieur que pour Madame).[…] Je suis fatigué, je suis épuisé de faire semblant quand ils sont là.[…] Vous ne serez jamais parents. Vous allez finir seuls, aigris et détestés de tous.

A chaque échec, c’est le coup de massue. Vos espoirs qui s’envolent. Mais c’est justement l’espoir qui vous aide à vous relever.[…] Entre deux traitements, vous reprenez du poil de la bête. […] Et puis, une réflexion un peu maladroite, un faire-part de naissance […], une femme enceinte croisée à la caisse du supermarché, un reportage sur la grossesse […], une pub pour les petits pots bios […], le statut d’une mère fière de sa progéniture sur un réseau social et paf, la déprime est de retour.

 

Extrait 2: 

Madame, vous êtes cernée. Elles sont partout, affichant fièrement leur gros ventre ou poussant leur poussette maxi-cosi. […] Vous attendez avec angoisse le jour où l’une de vos amies va vous annoncer sa grossesse toute neuve. Et ce jour-là, vous le savez, vous serez peut-être aussi heureuse pour elle que malheureuse pour vous. A chaque fois, c’est pareil, vous pleurez pendant trois jours. Parce que merde à la fin, vous aimeriez bien que ce soir votre tour. Certes, il est normal que les gens fassent des enfants. La terre ne va pas s’arrêter de tourner parce que vous êtes infertiles. Et puis ce sont des gens que vous appréciez, vous devriez vous réjouir.

Ben, non.

Ce n’est pas que vous êtes fière de vous, mais voilà quoi, vous crevez d’envie d’être à leur place.[…] Pourquoi ce qui semble si facile pour la plupart des gens est si compliqué pour vous ? Bien sûr que les autres ne sont pour rien dans vos difficultés mais, encore une fois, vous restez sur le quai à regarder les trains passer.

[…] Quand le bébé est né, ça va généralement mieux. Encore que voir ce petit être tout neuf roupiller dans son couffin sous le regard fier et attendri de ses parents n’est pas toujours facile. Vous redoutez un peu qu’on vous demande de le prendre dans vos bras. Vous n’êtes pas certaine de pouvoir le rendre. C’est vrai, c’est mignon ces petites choses, c’est pour ça que vous en voulez un à vous aussi. Vous vous laisseriez bien aller à des gouzi-gouzis et des poutous baveux mais quelque chose vous retient. Ce n’est pas votre bébé. Vous, vous rentrerez ensuite dans votre foyer vide où la seconde chambre sert de débarras.

 

Si vous êtes infertiles ou que vous connaissez des infertiles, courrez acheter ce livre. Les infertiles, il vous fera rire, vous redonnera le sourire, l'envie de vous battre, vous vous direz "mais bon, c'est trop vrai!", ça mettra un peu de légèreté dans ce parcours du combattant. Pour l'entourage, c'est un très bon moyen d'imaginer un petit peu ce que vivent les infertiles.

En espérant que ce livre fasse bouger un peu les mentalités car, malheureusement, l'infertilité est un sujet encore trop tabou de nos jours (alors que 10 à 15% des couples y sont confrontés)

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 19:18

PMA cela veut dire Procréation Médicalement Assistée. J'en ai déjà parlé sur ce blog et c'est le quotidien de milliers de femmes comme moi.

 

Les lettres de PMA pourraient aussi vouloir dire autre chose qui collerait parfaitement à ce que nous vivons.

  pieds-bebe.jpg

P comme Patience parce que Dieu sait qu'il en faut ! Quand on est en PMA (et plus généralement quand on est en essai bébé), on ne fait que patienter. En début de cycle, on attend tel jour pour commencer notre traitement. Une fois le traitement terminé, on attend le jour de l'échographie de contrôle. Dans certains cas, il y a une seconde écho 48h plus tard donc on attend encore. Ensuite, on déclenche l'ovulation puis on attend le jour de l'insémination. Après l'insémination, on patiente tranquillement 15 jours pour aller faire notre prise de sang. Et là, on attend encore pour avoir les résultats. Quand on les connait, soit on attend que nos règles arrivent pour commencer un nouveau cycle (et recommencer ce cycle d'attente) soit on attend impatiemment nos échos pour s'assurer que tout va bien. La patience est donc un mot d'ordre en PMA.

 

M comme Moral et Mental. Pour le Mental, il en faut un d'acier pour tout affronter. Le Moral, il faut essayer de le garder le plus haut possible. Bien sûr, c'est compliqué. Je me souviens encore d'une phrase d'une de mes collègues me disant "en tout cas, je t'admire car tu as l'air d'avoir un moral en fer et de bien gérer tout ça ou alors c'est que tu ne montres rien". Je lui ai répondu que je ne montrai rien. Il y a des jours où ça va, où je me sens plutôt bien et où je me dis que Babaychou s'installera quand il en aura envie (ces jours-là sont rares et ça dure plutôt que quelques heures). Il y a des jours où je suis au 36ème dessous, où je pleurerai pour un rien, où je suis (très) pessimiste. Dans ces jours-là, je déteste les femmes enceintes et les bébés (et je me hais quand je pense comme ça car elles n'en peuvent rien les pauvres). Ces jours noirs sont très difficiles et souvent présent en fin et début de cycle. La plus grande partie du temps, je suis dans un état intermédiaire. C'est-à-dire que ça va mais j'ai quand même un sentiment de lassitude, de colère et d'impatience.

Le Mental est important pour réussir à tout gérer. En tant que femmes, nous vivons beaucoup plus intensément la PMA puisque c'est nous qui prenons le traitement, nous qui subissons les aiguilles (des PDS et des stimulations), nous qui subissons les échographies vaginales (quel bonheur ^^) et nous qui passons notre temps à se poser des milliers de questions.

Au fil du temps, mon moral et mon mental s'effritent. Tout simplement parce que je suis humaine et que j'ai mes limites. En ce moment, je suis dans une période où je n'en peux plus et où je laisserai bien tout tomber. Ce matin, j'ai eu mon écho de contrôle et le kyste est parti. Comme le labo ré-ouvre que le 12 août, je serai trop loin dans mon cycle pour tenter une IAC. Du coup, rien de possible ce cycle-ci. Le cycle prochain, les contrôles et lAC tomberont la semaine de la rentrée, je ne sais pas si je vais les faire vis-à-vis de ma directrice et des parents d'élèves. J'hésite encore. Ce qui prouve bien que je suis en train de baisser un peu les bras. La PMA, au début, redonne un grand espoir et on est regonflé à bloc mais, au fil du temps, quand ça ne prend pas, on retombe dans ce désespoir qui nous prend tout au fond de nous. En attendant des réponses. Enfin, plutôt une réponse (et positive!)

 

A comme Amour. L'Amour du couple bien évidemment mais pas que celui-ci. Le couple est important. La PMA dénature complètement la conception d'un enfant puisque ça commence dans un petit pot pour passer en labo dans une éprouvette puis dans une seringue et dans un utérus par cathéter. On est loin de l'acte d'amour en lui-même. Il faut vraiment rester souder, parler, s'écouter, se comprendre et affronter tout ça à deux. Sinon, la PMA risque d'éloigner l'un de l'autre les futurs parents voire d' exploser un couple.

Il y a aussi l'amour pour ce futur Bébé qui ne cesse de grandir. Quand je dis amour, je parle plutôt de désir mais je pense que les deux sont liés. Le désir de cet enfant s'instensifie un peu plus à chaque cycle négatif et en même temps, on a l'impression que ce Bébé s'éloigne de plus en plus. C'est assez difficile à expliquer avec des mots mais cela devient une vraie obsession et si on me demandait ce que je désire le plus au monde en ce moment, je répondrai un bébé en pleine santé dans mes bras.

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 11:36

Voilà, nous avons passé le cap des deux ans d'essai depuis environ une semaine.

oreilles

C'est difficile, très difficile.

Une des choses les plus dure dans ce parcours du combattant, c'est les réflexions de l'entourage (plus ou moins

proche). Les gens sont toujours très maladroits et peuvent faire très mal. Il y a des phrases que l'on ne peut plus entendre. Ces phrases, je les ai en horreur. Selon mon humeur, elles me font sourire ou pleurer. En ce moment, c'est plutôt pleurer, je n'arrêterai pas quand je pense à notre projet. Alors que, normalement, c'est un projet qui devrait nous donner de l'énergie et le sourire.

Mon top 3 des phrases que je ne peux plus entendre:

1) "C'est psychologique, arrête d'y penser et ça viendra." --> Non, ce n'est pas dans la tête !!! Et avec tous les traitements que je prends, je ne vois pas comment je ferais pour ne pas y penser.

2) " Oh mais vous êtes jeunes, vous avez bien le temps." --> Oui, nous sommes jeunes. Mais sur le plan fécondité, nous ne sommes plus si jeunes que ça !

3) " Faut être patiente, ton tour viendra aussi." --> Je crois que là, je commence un peu à épuiser ma réserve de patience.

 

Sur le site collectif bamp j'ai trouvé un article qui parle de ces fameuses phrases. Les idées reçues.

Je le trouve tellement bien écrit et tellement criant de vérité que je fais un copié/collé. Pour tous ceux qui ont des couples en PMA dans leur entourage, lisez et prenez en de la graine, ça évitera les gaffes et de faire mal ;)

 

L’infertilité est un véritable parcours du combattant, malheureusement très méconnu par ceux qui n’y sont pas confronté. De nombreuses idées reçues circulent sur le sujet, et parfois en voulant être gentil ou rassurer son proche, on tourne le couteau dans la plaie.


Quelques erreurs fréquentes à éviter :


1) Rapporter l’infertilité à l’aspect psychologique.

L’infertilité est avant tout un problème médical, pas psychologique. Pour 80% des couples, il existe une cause médicale connue. Pour ceux dont la cause reste inexpliquée (infertilité «idiopathique»), tout ce que nous savons est que la science médicale n’a pas encore pu établir la cause. Il n’y a pas de preuve que le stress soit une cause d’infertilité. Cependant, il existe beaucoup de preuves pour dire que l’infertilité provoque du stress!


« Détendez-vous, partez en vacances! »

NON, prendre des vacances ne guérit pas de l’infertilité !

Ne pas y penser ou prendre des vacances ne va pas déboucher des trompes ou améliorer la qualité du sperme du conjoint. C’est en effectuant des dosages d’hormones, un spermogramme et d’autres tests que l’on diagnostique une infertilité, que l’on peut éventuellement traiter.


« Après des années de galère, les X ont adopté une petite fille, et BAM, elle est tombée enceinte ! »

NON,  l’adoption ne guérit pas de l’infertilité

Vous avez probablement entendu parler d’un couple qui a vécu un problème d’infertilité pendant des années, qui a ensuite adopté un enfant, et qui a finalement vécu une grossesse. Peut-être avez-vous cru que ce couple a pu procréer parce qu’il a «arrêté d’y penser» Un certain nombre d’études ont examiné ce phénomène, et ont démontré que des couples infertiles qui n’adoptent pas ont les mêmes chances de vivre une grossesse après quelques années que les couples qui ont recours à l’adoption. Cela s’explique par le fait que seul un petit pourcentage des couples infertiles réussissent à concevoir un enfant après un certain nombre d’années. Nous entendons probablement davantage parler des couples qui ont choisi la solution de l’adoption.


« Tu y penses trop, c’est pour ça que ça ne fonctionne pas ! »

D’abord, si vous voulez culpabiliser et enfoncer encore d’avantage votre proche, c’est réussi. Choisir de faire un enfant n’est pas une décision que l’on prend à la légère, et toute personne normalement constituée « y pense ».  Alors imaginez fréquenter régulièrement les couloirs d’hôpitaux, vous piquer tous les jours dans le ventre et subir d’innombrables échographies vaginales. Réussiriez-vous à ne pas y penser ?


« Tu fais un blocage. » ou sa variante « C’est dans la tête ! »

Vous êtes psy ? Non ? Alors abstenez-vous de ce genre de commentaires qui n’ont pour effet que de culpabiliser votre proche.


"Ça viendra quand ce sera le bon moment, tu n’es peut-être pas prête."

Pas prête ?? Je peux vous assurez qu’après 3 ans, 8 mois et 3 semaines, elle est plus que prête !

 


2) Donner son avis alors qu’on n’y connaît rien.


«  Ne t’inquiète pas, ça va marcher. »

A moins d’être madame Irma et de lire l’avenir dans les cartes, vous n’en savez rien ! En disant cela, vous minimisez le problème de votre proche, avec en plus la fausse promesse qu’elle va tomber enceinte. La triste vérité est que cette garantie n’existe pas. Votre amie ne tombera peut-être jamais enceinte, elle le sait et en souffre.


«  Il faut y croire. »

Remarque qui sous-entend que si on n’y croit pas suffisamment, ça ne peut pas marcher. Ça implique que votre amie n’y croit pas assez, l’infertilité est donc de sa faute. Or si elle est en cours de PMA, je peux vous assurer que c’est parce qu’elle y croit: les injections d’hormones ça ne fait pas planer.


«  Tu as pensé à l’adoption (il y a tellement d’enfants qui …) ? »

Evidemment qu’elle y a pensé, elle a aussi probablement pensé au don de sperme, au don d’ovocyte, à la mère porteuse, au vol de sperme et au vol d’enfant. Mais là tout de suite, ça n’est pas à l’ordre du jour. Pourquoi est-ce que sous prétexte qu’un couple est infertile, il doit se mettre à essayer de soulager la douleur du monde ? A moins qu’elle n’entame le sujet, ne parlez pas d’adoption.


«  Moi je trouve que la PMA … »

Ne donnez pas votre avis sur la PMA. Elle a lu toutes les études possibles, et elle a pris sa décision. Quelle que soit cette décision, votre avis est irrecevable étant donné que c’est pas vous qui êtes dans cette situation.


"Vous êtes jeunes, vous avez tout le temps !"

Encore une remarque qui minimise le problème. Sous prétexte qu’on est jeune, on ne souffre pas de cette attente et de cette situation ? Oui, on est jeunes, mais justement parce qu’on avait fait le choix d’être des parents jeunes. Et plus ça va, plus notre rêve s’éloigne…

 


3) Minimiser leur souffrance et vous plaindre de votre grossesse / vos enfants.


«  Il y a des choses bien pires que d’être infertile. »

Qu’est-ce que vous en savez ? À moins de n’avoir vécu un cancer ET une infertilité, vous ne pouvez pas comparer.


 « Profite de faire la grasse matinée et de voyager tant que tu n’as pas d’enfant. »

Le plus blessant dans cette remarque est la minimisation du problème et de penser que quand on passe par une période aussi difficile, avec des traitements très lourds, on puisse juste ”profiter”.


 «  Tu peux avoir les miens, ils sont insupportables. »

Ne vous plaignez pas de vos enfants à une personne infertile. Ces enfants, vous les avez désiré vous avez eu la chance de les concevoir naturellement. C’est une chance. De manière similaire, ne lui expliquez pas toutes les responsabilités que les enfants engendrent: elle a eu amplement le temps d’y réfléchir (bien plus que vous qui n’avez pas eu de problèmes de fertilité).


«  Oh la grossesse, c’est long, et puis j’ai des nausées, bientôt je vais ressembler à une baleine, etc… » 

Si vous voulez vous plaindre de votre grossesse, appelez une amie qui n’a pas de problème de fertilité. Croyez-moi, on adorerait avoir toutes sortes de douleurs si ça veut dire qu’on aura un enfant.

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Published by quandlacigognepasse - dans Le monde de la PMA
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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 17:14

Voici une vidéo qui explique l'ovulation en 3D. Je la trouve vraiment bien faite et on peut dire qu'ils ont du mérite ces petits spermatozoïdes.

 


 
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